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Angola

Updated by Cristina Lloret on 12.01.2016

La longue période de destruction du tissu productif, de l'infrastructure économique et des services sociaux provoquée par la guerre qui a duré près de 30ans a eu un impact négatif sur la mise en place d'un système de protection socialesolide. L'adoption de la Loi 18/90 du 27 octobre 1990 a marqué le début de la sécurité sociale dans le pays etl'institutionnalisation du système national de sécurité sociale.La Loi 7/04 du 15 octobre 2004, loi-cadre de la protection sociale, succède à la Loi 18/90. Elle établit un mécanisme permanent  de la protection socialeorganisé en trois niveaux et présente les différentes prestations et les institutions chargées de leur gestion.La loi-cadre de protection sociale étend le cadre et la couverture légale de la sécurité sociale.Le système de protection sociale angolais est composé de la protection sociale obligatoire, la protection sociale de base et la protection sociale complémentaire.

  • La protection sociale obligatoire relève de la compétence du ministère de l'Administration publique, de l'Emploi et de la Sécurité sociale et est administrée par l'Institut national de sécurité sociale (INSS). Elleest financée par les contributions des travailleurs et des employeurs et couvre tous les travailleurs salariés et indépendants ainsi que leurs familles. Elle prévoit des prestations en cas de maladie, de maternité, d'accidents du travail et de maladies professionnelles, d'invalidité, mais aussi les prestations de vieillesse, de survivant, de chômage ainsi que les indemnités pour personnes à charge.Dans le domaine de la protection sociale obligatoire, les fonctionnaires bénéficient d’un régime qui leur est propre. Cependant, en l'absence de règlementation spécifique, ils sont actuellement couverts par le régime des travailleurs salariés et indépendants.
  • La protection sociale de base relève de la compétence du ministère de l’Assistance et de la Réinsertion sociale (MINARS) et vise à assurer un niveau minimum de subsistance et de dignité aux groupes les plus vulnérables de la société. Elle s'adresse aux personnes en situation de pauvreté ou de risque d'exclusion sociale et offre en ce sens des prestations d'appui social et de solidarité. De plus, elle inclut un ensemble de programmes et de projets tels que le Programme de réinsertion sociale dans les zones de retour et le Projet d'aide aux réfugiés et demandeurs d'asile en Angola, entre autres.
  • La protection sociale complémentaire est promue et administrée par les entités de gestion de fonds de pension, les compagnies d'assurance ou les mutualités qui sont facultatives. Celles-cisont fondées sur la logique de l'assurance et visent à améliorer la couverture offerte par les régimes intégrés de protection sociale obligatoire.

Au cours des dernières années, la couverture du régime contributif administré par l’INSS s'est étendue et les programmes d'assistance sociale se sont multipliés.Cependant, la couverture de l'INSS couvre en fait majoritairement les travailleurs du secteur privé, et le vaste secteur de l'agriculture (82 pour cent de l'emploi) se retrouve sans protection.Le budget alloué à la protection sociale est relativement peu important.

Il faudrait déployer des efforts supplémentaires pour protéger les segments de la population qui, après avoir été des victimes directes ou indirectes de la guerre, se retrouvent en situation de pauvreté et de vulnérabilité, en particulierles femmes et les enfants, en raison du fonctionnement insuffisant des services sociaux, de la destruction de l'infrastructure et du déplacement massif de populations des zones rurales vers les zones urbaines.